Vers 2350 av.J.-C. La civilisation sumérienne, qui devait laisser des traces si profondes et si durables en Babylonie d'abord, puis dans toutes les autres régions de l'Asie antérieure, nous a été révélée au dernier quart du vingtième siècle grâce aux efforts conjugués du fouilleur Ernest de Sarzec, de l'archéologue Léon Heuzey et de l'assyriologue François Thureau-Dangin. Dès 1877, des recherches furent entreprises, en Babylonie méridionale, aux ruines de Tellô, dont on sait aujourd'hui qu'elles ne recouvraient pas la ville de Lagash, mais bien celle de Girsu. Les richesses archéologiques et artistiques sorties de ce sol généreux font la gloire des salles du Musée du Louvre consacrées aux antiquités orientales, mais les inscriptions sumériennes ramenées au jour ont été si nombreuses et si variées qu'elles permettent à l'historien de retracer le passé de Lagash pendant un demi-millénaire (vers 2600 2100 av. J.-C.).
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